Projet Cycle 1

Cycle 1. Cycle des apprentissages premiers

arroserCe cycle correspond à la classe passerelle et aux deux (ou trois) premières années de maternelle

a. Besoin fondamentaux de cette tranche d’âge

En entrant à l’école maternelle, l’environnement de l’enfant s’élargit. Jusque là son monde se limitait à son environnement immédiat, c’est à dire à son noyau familial. Cette rupture avec le cadre auquel il était habitué, est un choc salutaire qui doit être accompagné aussi bien par les enseignants que par les parents.

b. Les bases du cadre minimum d’enseignement donné par les référentiels de l’Éducation Nationale

Pour l’aider à s’adapter et à grandir, l’école maternelle propose à l’enfant d’explorer ce nouveau monde qu’est l’école à travers 5 grands domaines d’activité :

  1.  Devenir élève : vivre ensemble
  2.  S’approprier le langage, découvrir l’écrit
  3.  Découvrir le monde
  4.  Agir et s’exprimer avec son corps
  5.  Percevoir, sentir, imaginer et créer

La mise en œuvre de ces domaines est structurée à travers des référentiels de l’Éducation Nationale que vous trouverez en annexe. Ces documents sont des documents publics mais plutôt réservés aux professionnels de l’éducation. Ils ne peuvent pas être appliqués sans une formation spécialisée au risque de faire plus de mal que de bien à l’enfant.

c. Apprendre la confiance, le partage et la solidariténao et clo

Les éléments de confiance en soi qui s’installent à cet âge sont déterminants pour le reste de l’existence de l’enfant. C’est pourquoi nous prenons tant de précautions pour bien accueillir les élèves avec leurs parents. Dans cette relation subtile qui s’établit lors de la première socialisation entre les parents, l’enfant et l’école chacun a son rôle. Pour l’enfant, la maîtresse devient la référence absolue à l’école. L’enfant intègre de nouveaux repères ce qui se traduit par des changements d’attitudes. A la maison, les repères sont ceux des parents, à l’école ceux de la maitresse. Cette prise de conscience par l’enfant, il la « raconte » à la maison à tel point que cela peut devenir « pénible » pour les adultes même si généralement c’est « adorable ». Pour que toutes ces relations nouvelles, compliquées pour l’enfant, se mettent en place, il faut qu’il reçoive une écoute bienveillante des enseignants à l’école et des parents dans la famille. Cette écoute ne prend pas la même forme: à la maison c’est une écoute individuelle alors qu’à l’école c’est une écoute collective imposée par la réalité du groupe classe.

Ce partage, que sa nouvelle situation sociale lui impose, s’oppose à sa vision égocentrique du monde qu’il avait naturellement vécue jusque là. Cet apprentissage du partage et de la solidarité n’arrive pas d’un coup. Il y a des phases d’avancées et des phases de récessions. Les phases de récession sont naturelles et peu inquiétantes; mais elles doivent être accompagnées par des échanges entre parents et enseignants pour être dépassées.

trainAinsi c’est dans des relations de confiance et de respect mutuel que tous ensemble, parents et enseignants, réussiront l’éducation des élèves.

Ce respect ne peut pas s’établir sans la conscience des besoins et des contraintes de chacun.

Les parents ont besoin de parler aux professeurs et les enseignants sont disposés à les écouter; C’est un échange indispensable qui malheureusement n’est pas symétrique. Les parents doivent comprendre et prendre en compte les contraintes de temps des enseignants. Il ne faut pas oublier qu’un enseignant qui parle avec chaque parent plus de 10 mn par semaine a donné pour une classe de 30 élèves plus de 30x 10 mn = 5 heures d’écoute!!

d. La vie au quotidien au sein de l’école

  • Les apprentissages à l’école maternelle

La classe pour les tout petits est un lieu d’expériences nouvelles qui doit être riche pour le « nourrir » mais structurant pour lui apprendre à se situer dans sa propre existence.

  •  L’approche des apprentissages sous forme collective

Ces apprentissages ont lieu lors des regroupements de tous les élèves de la classe.

Exemples :

– Les rituels : ils ponctuent le premier regroupement de la journée où se construit un « vécu collectif » : présences, météo, date, responsabilités… selon l’âge des enfants

– Le projet du moment : accueil d’un animal, d’une marionnette, lancement d’un nouveau thème…

– Les comptines

Elles ont un rôle fondamental dans l’apprentissage premier des enfants. D’ailleurs ils ne s’y trompent pas, ils les adorent. Elles sont une source d’apprentissages où se mêlent des exercices de mémorisation, de développement de l’écoute, de la parole et des gestes.

Exemples d’utilisation des comptines

Un deux trois

Je m’en vais au bois

Quatre cinq six

Cueillir des cerises Je te tiens

Tu me tiens

Par la barbichette

Le premier

De nous deux

Qui rira

Aura une tapette

Tourne tourne petit moulin

Frappent, frappent petites mains

Nage nage poisson dans l’eau

Vole vole petit oiseau

Petit moulin a bien tourné

Etc.

Façon d’apprendre à compter Façon de communiquer et de gérer ses émotions (ne pas rire)

Façon d’apprendre à coordonner ses mouvements

.

– Les chants et poèmes

Plus ambitieux que les comptines ils sont une introduction à la langue française et développent la mémoire.

– L’heure du conte

Les élèves prennent conscience de la règle de l’écoute, développent leur imaginaire, enrichissent leur vocabulaire, s’initient à l’écrit…

– La motricité

Ex : Le filet du pêcheur : 2 groupes d’enfants : le premier groupe forme le filet (une ronde), l’autre groupe représente les poissons qui passent entre les mailles du filet (entre les enfants de la ronde) Au signal, les joueurs referment le filet et les poissons se trouvant à l’intérieur sont pris. Ce jeu tout simple demande à chacun de prendre un rôle (puis l’autre quand on inverse les groupes), de participer à une action collective, de respecter la règle, de trouver des stratégies (pour éviter de se faire prendre) de s’orienter, de se déplacer rapidement…

nina ballon

  • L’approche des apprentissages dans les groupes (ou ateliers)

Les ateliers sont composés de 4 à 8 enfants, ateliers en autonomie ou animés par un adulte. Ils ont pour but des apprentissages ciblés ;

L’interactivité entre les enfants du groupe (confrontation, échange, hypothèse) est source elle même d’apprentissage. Les enfants doivent se faire comprendre de l’autre, découvrent d’autres façons de s’y prendre, s’aident, respectent les règles d’un jeu…elsa

Exemples :

– Atelier de construction : jeux libres ou dirigés où l’élève s’approprie l’espace

– Atelier d’images séquentielles : l’élève replace des images en ordre chronologique, il structure le temps.

– Jeu de Kim : l’enfant devine se qui est caché dans un sac, une boîte… en tâtant, il découvre et affine ses sens (dans ce jeu : le sens du toucher)

– Atelier d’arts plastiques : les enfants découpent, collent, peignent, dessinent, utilisent la pâte à modeler, fabriquent de petits objets… L’élève suit un mode d’emploi, des consignes ou laisse cours à sa créativité, il affine son geste, sa préhension de différents instruments.

  •  L’approche des apprentissages sous forme individualisée

La forme individualisée est mise en place plus particulièrement pour l’évaluation, la remédiation, le soutien ou l’approfondissement.

Exemples :

– Fiche individuelle de travail

– Echange oral avec l’adulte…

  •  L’écriture

Les fondements de l’écriture manuscrite se mettent en place en maternelle. L’enfant peut profiter des ces trois ou quatre années pour asseoir les compétences nécessaires à une écriture fluide à l’entrée au CP.

L’enfant accède à la forme par le geste : il s’exerce en apprenant à bien tenir son crayon et en se positionnant bien devant sa feuille ;

Ensuite il apprend à avoir un geste fluide. Il n’apprend pas à reproduire mais à mettre en place le geste qui servira à écrire.

La maîtrise de l’écriture demande une précision dans la main qui n’est pas immédiate pour le jeune enfant. Les dessins avec des tracés de plus en plus précis vont amener l’élève à maîtriser ses gestes et à s’approcher de l’écriture. Pour bien faire l’enfant a besoin de temps, il ne faut pas le brusquer. Le but des exercices n’est pas de le faire écrire mais de le mettre en capacité de le faire en cycle 2.

  • les règles de la vie

La vie en collectivité ne se conçoit pas sans des règles. Ces règles doivent être intériorisées par l’enfant qui en sent le besoin. Il faut que ces règles soient dites, expliquées et surtout toujours constantes. Pour grandir l’enfant doit les accepter, ce n’est qu’au moment de l’adolescence qu’il aura besoin de les contester pour les reconstruire et se les approprier. Mais pour pouvoir faire ce travail indispensable il a besoin dans la première partie de la vie qu’est l’enfance de règles simples et non contestables. La maternelle est un moment clef de la mise en place de ces repères. Ainsi face à l’enfant le parent à toujours raison dans le domaine familial et l’enseignant dans le domaine scolaire. Bien sûr d’un point de vue d’adulte, c’est faux; mais chaque adulte doit se convaincre de la nécessité d’agir ainsi face à l’enfant pour son bien. S’il y un désaccord sur les règles entre adultes, il faut qu’il s’exprime hors du regard des enfants et dans une démarche de respect mutuel.

  •  la découverte des 5 sens

Les sens sont à la base de notre repérage dans ce monde. Le tout petit a des sens qui fonctionnent bien mieux que l’adulte mais il ne sait pas s’en servir. Des activités sont mises en place pour développer l’utilisation de chaque sens et les stimuler. La pâte à modeler pour le toucher, le dessin pour la vue, la musique pour l’oreille, la cuisine pour le goût et l’odorat.

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  •  la communication et l’expression

Tous les parents ont remarqué que le nouveau né qui ne sait pas encore marcher passe des heures à regarder ses mains, à toucher ses pieds, à attraper les objets autour de lui, à échanger des regards avec ses parents, puis à commencer à jouer avec les premiers enfants de son entourage. En fait le développement de tous les enfants est un développement concentrique qui va de pair avec une communication et une compréhension de plus en plus large du monde. Ainsi les actions de communiquer et de verbaliser (exprimer) sont un des moteurs du progrès intellectuel de l’enfant et de sa capacité ultérieure à progresser dans ces apprentissages.

A travers des activités et en profitant de toutes les opportunités qui se présentent nous mettons les enfants dans des situations qui les amènent à échanger et communiquer soit avec les adultes (souvent la maitresse) soit entre eux.maeva recre
 Les évaluations cycle 1 (Maternelle) :

L’évaluation à la maternelle n’est pas une notation; c’est une réponse au besoin de mettre en place des repères pour les enseignants et les parents.

Pourquoi des évaluations alors que les enfants sont si jeunes?

Parce que, s’il est impossible dans la vie courante de progresser sans se repérer, il en est de même dans l’apprentissage.

Ainsi le premier but de l’évaluation est de permettre aux parents et aux enseignants de bien cerner les domaines où l’enfant progresse normalement et ceux qui demandent plus d’attention de la part des adultes.

A l’arrivée de l’enfant dans la classe la maîtresse a besoin de faire le point sur l’adaptation de l’enfant à la vie en classe. C’est ce qu’on appelle une évaluation diagnostic (voir exemple en annexe de la pratique du FAR).

Ce diagnostic a pour objectif d’aider si nécessaire les enfants qui rencontreraient des difficultés.

Tout au long de l’année d’autres évaluations sont mises en place afin d’accompagner l’enfant dans ses apprentissages. Ces évaluations ont des noms barbares :

 évaluations formatives

 évaluation normatives

 évaluation sommatives

Nous allons essayer d’expliquer ces trois formes d’évaluation en quelques mots.

l’évaluation formative se pratique tout au long de l’apprentissage pour contrôler les points acquis par l’élève et ceux qui ne le sont pas. Cet échange permet à l’enseignant d’ajuster la progression des activités éducatives aux rythmes et aux besoins de l’élève.

L’évaluation normative se pratique au début et à la fin de l’apprentissage d’un savoir. Elle a pour but de vérifier ce qui a été acquis au sein de la classe dans une période donnée.

L’évaluation sommative relève de la même démarche que l’évaluation diagnostic mais au lieu de se pratiquer à l’arrivée de l’enfant elle se pratique à la fin ou à la moitié de l’année.

Les résultats de ces évaluations sont portées à votre connaissance à travers le Livret de compétences qui vous est donné en fin d’année pour la classe Passerelle et Petite section et 2 fois par an pour la moyenne et la grande section.

Pour les parents il est important de comprendre qu’aucune évaluation n’a la possibilité de juger des capacités réelles d’un enfant. Les différentes évaluations mises en place ont pour seul objectif de permettre aux adultes de prendre conscience des difficultés (ou facilités) de chaque enfant afin de leur d’apporter la meilleure aide possible.

L’éveil à la spiritualité

L’école Notre Dame est une école qui fait partie de l’enseignement catholique du Gard et qui bénéficie de la tutelle des Sœurs de Saint Joseph. Un éveil religieux se fait en lien avec le district paroissial Nîmes Sud Est (Ste jeanne d’arc, Ste Dominique et les Clarisses).

Le père German Nino nous accompagne pour préparer et animer les célébrations de fêtes religieuses chrétiennes. Tous les enfants de l’école se rendent au moins une fois par an à l’église pour célébrer Noël par exemple. Chacun y est accueilli dans le respect de sa foi ou de ses convictions. Certains le vivent comme un temps fort pour leur foi, d’autres comme une découverte culturelle.

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Dans les classes maternelles l’éveil à la foi se vit au travers des chants et des histoires tirées de la Bible.

L’attitude et l’esprit d’accueil de chaque adulte de l’école est un témoignage de la pastorale vécue dans l’école.

Les temps de l’Avent ou du Carême peuvent donner l’occasion de faire venir un conteur qui à travers une histoire accessible aux plus petits délivrera un message spirituel. (Ex : Il était une fois un petit berger)

Des moments de partage et de solidarité sont vécus lors du « bol de riz ». Les enfants qui le désirent et avec l’autorisation de leurs parents, peuvent limiter leur repas à un bol de riz. Cet effort permet de vivre un repas frugal partagé tous ensemble. Le bénéfice tiré de cette action est reversé à une association (Ex : partenariat éducatif Kaya/ Nîmes) Cette expérience permet aux enfants de s’ouvrir aux autres, c’est l’occasion de découvrir d’autres cultures, de vivre la solidarité…

 Le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants en cycle 1

Lors du premier contact d’un enfant avec l’école (surtout si c’est le premier) les parents sont naturellement inquiets. Or l’inquiétude des parents se communique rapidement aux enfants. C’est pourquoi le premier rôle des parents est d’avoir une relation de confiance avec l’école, confiance qui se transmettra automatiquement à l’enfant et qui lui donnera toutes la chance de réussite dans sa vie scolaire future. Pour cela il est souhaitable que les parents participent aux réunions organisées par la maîtresse particulièrement celle de septembre.

Participer à l’association des parents d’élèves est aussi une occasion de rencontrer d’autres parents et à d’avoir des échanges qui permettent de relativiser sa propre expérience.

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